France, à la veille de 2022

Cela fait des années que nous avons la sensation de nous précipiter vers un mur. Cette sensation était jusqu’à présent supportable et supportée car l’obstacle semblait lointain. Les personnes qui ont fait de la navigation reconnaîtront facilement ce moment où le sol, ou l’entrée du port se précipitent vers elles alors que l’instant d’avant, ces points semblaient encore bien loin et inaccessibles. Nous y sommes !

Le manque de Liberté dans notre existence individuelle est vendu par les politiques depuis des décennies, en échange d’une sensation de « sécurité » et de prise en charge des problématiques de toutes natures, par l’État. Ce socialisme, qui n’est ni le monopole de la droite ou de gauche, s’exprime depuis des décennies. Ce socialisme prône le clientélisme électoral avec  pour conséquence la déresponsabilisation de chacun. Dans un tel système, l’argent ne matérialise pas la réalité des richesses produites, mais tombées du ciel. On se souvient de la formule de Hollande « C’est l’Etat qui paye…». Ce système a pour perversion de donner à l’individu le sentiment de ne se sentir responsable voire coupable de rien. La collectivité pallie, par l’impôt ou la loi, aux âneries personnelles ou collectives. Il en devient suspect d’assumer ses responsabilités.

 

Le Hic. Le socialisme finit par être à cours de l’argent des autres. Qu’à cela ne tienne, il suffit de demander à la banque centrale d’être accommodante, ou de désigner un bouc-émissaire, avec les conséquences possibles que l’on connaît. Selon la couleur du politicien, impliquer l’immigré, le mauvais patriote, le riche, tant d’autres encore.


Mais il y a également un autre bouc-émissaire qui émerge. dans ce totalitarisme : l’individu. Lors de l’interview du 14 Octobre 2020, le Président de la République, Emmanuel Macron, a osé prononcer ces mots : « une nation de citoyens solidaires, plus résiliente, est en train de remplacer un pays d'individus libres ». L’individualisme est dénoncé tout azimut par tous les intellectuels et politiciens. depuis des décennies. En effet, il est difficile pour ces esprits si brillants de formuler des pensées complexes tenant compte de la liberté des individus.

L’individu, s’il souhaite rester libre, doit aujourd’hui réagir. Le silence des pantoufles précède le bruit des bottes.

Ne pas avoir le choix pour sa santé, et en subir les conséquences

Le Covid 19 accélère notre progression vers la catastrophe.

Difficile de prendre des décisions sur la base d’éléments factuels disparates et contradictoires. On s’accorde aujourd’hui sur les conséquences de cet épisode sanitaire qui a démontré l’inefficacité d’une politique basée sur le « tout État ». Cette bureaucratie est financée grâce à des taxes et impôts les plus importants au niveau mondial. Pour quels résultats ? Pas de masques, de tests, une mortalité importante, un gouvernement qui fuit ses responsabilités en affirmant qu’il n’a pas interdit la vente de masque (contrairement à ce qui avait été affirmé), qui renvoie les citoyens à leur irresponsabilité, quand lui-même assurait qu’il n’y avait pas de péril en la demeure.

La situation du système de santé français n'est pas concomitante à la pandémie. Le malaise est plus profond. Dans un système qui revendique une planification et une intervention systématique des politiciens dans le système de santé, où il est proclamé fièrement que « la santé n'a pas de prix » pour mieux mettre sous le tapis ses faiblesses, de graves lacunes sont constatées, années après années.

Ainsi, le nombre des médicaments référencés en rupture de stock chaque année en France, est passée de 44 en 2008 à 1200 en 2019, et atteint 2400 en 2020. Beaucoup de ces traitements sont pourtant vitaux, au point que certains patients passent la frontière pour aller chercher leur traitement à l'étranger.  Au motif que certaines molécules sont anciennes et amorties, les autorités cherchent à imposer un contrôle des prix, à la baisse. Seulement, le reste du monde continue de payer le vrai prix du marché, et donc la France est servie en dernière. Une illustration concrète des ravages d'une intervention dogmatique sur les mécanismes du marché, pour tenter d'économiser quelques maigres euros par boîte de traitement, tout en dénonçant hypocritement la volonté des entreprises pharmaceutiques de faire du profit. Pourtant ces gains financent directement la recherche de nouveaux traitements, dans une des industries qui investit le plus massivement la recherche et développement. Seulement 1% des sommes investis viennent de fonds publics. Nous autres français, ne sommes nous pas prêts à payer 4€ plutôt que 2€ une boîte de médicaments si elle améliore notre qualité de vie, voire si elle nous permet de tout simplement continuer d'en avoir une ?

Le retour sur investissement du contribuable est beaucoup trop faible. Il est en droit de demander plus à un État qui se targue à longueur d’interventions médiatiques du bien vivre en France et de notre « modèle social ». Et une question demeure ? Comment un système de santé si coûteux, peut-il être réduit quasiment chaque année depuis des décennies à combler son budget avec l’emprunt, qu’il ne parvient jamais à rembourser ? Comment un système peut-il continuellement endetter les générations futures sans jamais souffrir d’une remise en cause ?

Non, nous n'avons pas un système de santé « que le monde entier nous envie ». Notre système n'est jamais copié, et nombre de nos voisins européens ont mené de profondes réformes structurelles qui les ont éloigné d'un système « tout-État ». Ces mesures ont porté leurs fruits.