PASS SANITAIRE : une atteinte inouïe aux libertés individuelles.



Les mesures annoncées ce Lundi 12 Juillet 2021 par le Président de la République Française ne sont qu’un triste nouvel avatar d’une attaque d’une ampleur inouïe contre les libertés individuelles à laquelle la pandémie a donné lieu.


Cette fois, il s’agit de créer de véritables citoyens de seconde zone, interdits de certains transports, de restaurants, de terrasses de café, de lieux de culture, de salle de sport, de centres commerciaux, voire d’emploi, s’ils n’ont pas été vaccinés contre le Covid.


La mesure est justifiée par l’exécutif en raison de l’apparition de variants plus contagieux, susceptibles, selon les habituels cassandres, de provoquer une quatrième vague, laquelle entraînerait, si avérée, des mesures plus liberticides encore, comme si celles-ci n’étaient pas le fruit d’une décision politique avant tout.


La justification donnée embrouille, parfois dans la même phrase, des éléments relatifs au virus et à la maladie, perdant de vue que le propre même du vaccin est de permettre à la personne vaccinée de ne pas contracter la maladie même si mise en présence du virus. Un vaccin fonctionne ainsi, et non comme un répulsif à moustiques, qui serait supposé faire faire demi tour au virus, avant même qu’il n’atteigne l’organisme.


C’est justement parce que quelqu’un est vacciné qu’il peut côtoyer, le cas échéant, quelqu’un qui est porteur du virus. Le vaccin n’exige pas, s’il est efficace (et les études sur son impact le présentent ainsi), un environnement sain exempt de toute trace de virus.


Dès lors, les personnes vaccinées ne développeront pas la maladie. Tout du moins la probabilité qu’ils ont de la développer est largement plus faible qu’avant la vaccination. C’est en soi une excellente raison d’y avoir recours, mais s’agissant d’un acte médical et de l’injection dans son propre corps d’une substance tierce, chacun doit rester libre de juger, selon ses critères et sa situation, le rapport risque/bénéfice qui lui correspond. Nul doute qu’une personne à risque, âgée et présentant des facteurs de comorbidité, verra un intérêt accru à se protéger par le vaccin par rapport à un jeune en pleine santé, pour qui le risque est statistiquement faible de contracter la maladie, de la même manière que l’ensemble de la population ne juge pas opportun de se faire vacciner contre la grippe, alors que la fraction le plus à risque le fait volontiers et d’initiative.


Les modalités de l’annonce, en dernière minute et à quelques jours des grands départs en vacances, sur lesquelles tant de nos concitoyens comptaient pour pouvoir se ressourcer après une année éprouvante, avec un délai de prévenance rendant impossible l’obtention d’un pass sanitaire avant l’entrée en vigueur de ces mesures insensées sont à l’image de l’improvisation désastreuse qui règne depuis de le début de la crise. Celle-ci aura réellement servi de laboratoire d’essai sur la flexibilité et la soumission de la population, quelles que soient les conséquences pratiques.


Il est vrai qu’à nouveau le volet répressif est bien présent, à commencer par des sanctions délirantes à l’encontre des professionnels, que l’on laisse seuls et désemparés face à des situations absurdes qui ne manqueront pas de se produire : groupes ou familles séparées à table, clients d’un hôtel ou d’un camping interdits de restaurant ou de piscine...Débrouillez vous ou bien subissez une véritable peine d’élimination.


Le Parti Libéral condamne avec la plus extrême vigueur les mesures relatives au pass sanitaire annoncées par Emmanuel Macron. Il rappelle que les libertés individuelles sont la base de notre constitution et de notre société, qu’elles sont inaliénables, et inconditionnelles, et non soumises au bon vouloir de nos gouvernants, qui ne sont pas nos maîtres, et qui n’ont ni qualité ni autorité ni pour fixer la longueur de la laisse ni la durée de la promenade. Sur ce sujet comme sur tant d’autres, les institutions publiques devraient s’interroger sur cette crise de confiance qui fait qu’une part croissante de la population en vient à préférer prendre le contrepied de leurs recommandations, plutôt que de préférer continuer sur la voie du paternalisme et du délitement des principes fondamentaux.


Le PLIB rappelle que même si la vaccination est utile, et qu’elle permet justement de côtoyer sans risque le virus, chacun est libre de déterminer pour lui même le degré de risque qu’il juge acceptable, et ce d’autant plus que ce choix individuel n’entraîne pas d'accroissement du risque pour un autrui qui aurait précisément choisi la vaccination.



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